
Q326 · Comment élargir le prisme des futurs possibles grâce aux visions et aux idées issues des Suds globaux ?
Lorsqu’on aborde le futur dans le cadre d’exercices spéculatifs ou d’imagination, il est fréquent d’associer l’idée du lendemain aux imaginaires les plus proches de la science-fiction. Il s’agit généralement de références populaires issues du cinéma, de la bande dessinée et de la littérature, telles que les voyages spatiaux, les robots, les manipulations génétiques ou les

Jouinnexion
La jouinnexion désigne le sentiment d’émancipation qui surgit lorsqu’un ensemble d’idées, de fragments de pensée ou d’intuitions éparses se relient soudainement. Tout devient clair. Ce

Futuricide
Le concept de futuricide nous invite à sortir du « présentisme » dominant et à intégrer la prise en compte du long terme dans toutes

Écophobie
Écophobie caractérise l’attitude de ceux qui nient ou minimisent les enjeux écologiques. Face à des informations anxiogènes sur l’état de la planète, l’individu détourne le

Des pissenlits pour nos racines
Par une lettre adressée à sa fille victime des pesticides présents dans les fleurs, une fleuriste raconte la disparition des fleurs de notre quotidien et

Le printemps des ridés
Gisèle Ribeaupierre est une femme haute en couleur. À 91 ans, elle déclenche le Printemps des ridés, un mouvement mobilisant des millions de seniors. Pour

De la guerre des fromages à l’harmonie des cultures
La montée des eaux force la Suisse à accueillir six millions de réfugiés nordiques. Après avoir créé des conflits, cette cohabitation forcée conduit la Suisse
Peut-on faire des transformations silencieuses un concept qui soit stratégique, et même à vocation politique ? Retourner ainsi la transformation silencieuse en concept de la conduite impliquera de penser, non seulement de que peut être, sur un mode antagoniste, une pratique de l’érosion et de l’épuisement graduel de l’adversaire ; mais aussi, plus généralement et de façon positive, ce que peut être une gestion par induction.
Plutôt que de prétendre projeter immédiatement son action sur le cours des choses et de l’y imposer, « induire », c’est savoir engager discrètement un processus, de loin, mais tel qu’il soit porté de lui-même à se développer ; et que, s’infiltrant dans la situation, il parvienne, peu à peu et sans même qu’on s’en rende compte, à silencieusement la transformer. Ce qui reviendra à envisager, face aux pouvoirs de la modélisation, dont nous connaissons les effets détonants dans la science et qui ont assuré le succès technique de l’Occident moderne, quel serait l’art de la maturation.
L’âge nous fait voir certaines choses. Par exemple je sais maintenant que la vie humaine se divise fondamentalement en trois périodes. Dans la première, on ne pense même pas que l’on va vieillir, nie que le temps passe, ni que, dès le premier jour, celui de notre naissance, nous marchons vers une seule et unique fin. Passé la première jeunesse, commence la deuxième période où l’on se rend compte de la fragilité de sa vie, et ce qui n’est d’abord qu’une simple inquiétude grossit en vous comme une mer de doutes et d’incertitudes qui vous accompagnent durant le reste de vos jours. Enfin, au terme de la vie, s’ouvre la troisième période, celle de l’acceptation de la réalité et, en conséquence, la résignation et l’attente. Au long de mon existence, j’ai connu beaucoup de gens qui étaient demeurés ancrés dans l’une de ces étapes et n’avaient jamais réussi à la dépasser. Il y a là quelque chose de terrible. […]
Tel est le chemin que chacun de nous doit apprendre à parcourir en solitaire, priant Dieu de l’aider à ne pas s’égarer avant d’arriver à la fin. Si nous étions tous capables de comprendre cela, apparemment si simple, au début de notre vie, une bonne part de nos misères et de nos peines ne se produirait jamais. Mais, et c’est un des grands paradoxes de l’univers, cette grâce ne nous est accordée que lorsqu’il est déjà trop tard.







