
Q336 · Quand la réalité change avant nous
Il y a quelques années, j’ai commencé à remarquer quelque chose que je ne pouvais plus m’empêcher de voir. Pas seulement à un endroit. Pas seulement dans une organisation. Pas même dans un seul domaine de la vie. Cela transparaissait dans les conversations. Dans les institutions. Dans les familles. Dans les débats publics. Dans les

Noctivue
La noctivue désigne une paire de lunettes qui permet de voir dans l’obscurité.

Solastagie
Le terme de solastalgie a été forgé en 2003 par le philosophe australien Glenn Albrecht pour désigner un sentiment de mal-être spécifique ressenti par les

CrétinIAsation
La crétinIAsation s’effectue par la délégation aux IA des actions quotidiennes.

Le Nobel qui tue
Notre histoire a commencé en 2024. Nous avions 25 ans, et l’eau venait de tout nous prendre. Tim était propriétaire d’une maison à Limony en

Les kilos de la colère
La France est à l’arrêt. Partout dans le pays, des millions de personnes déferlent dans les rues, exigeant la démission du Président et la dissolution

Fiction
Ceci est le 7ème épisode de la première saison du Deftech Podcast. Il s’agit d’un épisode bonus, expérimental, rattaché aux 6 parties originales de la
Si vous ne faites pas d’erreurs, c’est que vous n’avez pas assez travaillé. Une erreur ne devient une faute que lorsque nous ne voulons pas en démordre.
Le droit ne peut pas grand-chose face à la puissance.
La réalisation d’une machine volante plus lourde que l’air est impossible.
Quand nous nous sentons des victimes, toutes nos actions et nos croyances deviennent légitimes, même les plus contestables. Ceux qui s’opposent à nous, ou qui, simplement, sont nos voisins, cessent d’être nos semblables et deviennent des ennemis. Nous ne sommes plus des agresseurs, nous sommes des défenseurs. L’envie, la jalousie ou le ressentiment qui nous motivent sont sanctifiés, car nous avons la certitude d’agir pour notre seule défense. Le mal, la menace sont toujours chez l’autre. La peur est le premier pas vers une foi passionnée. La peur de perdre notre identité, notre vie, notre condition ou nos croyances. La peur est la poudre et la haine est la mèche. Le dogme, en dernière instance, n’est que l’allumette qui y met le feu.
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »






