
Q323 · La fonction RH dans le futur
Notre société est en évolution et l’accélération liée notamment à l’Intelligence Artificielle (IA) nous oblige à une adaptation de plus en plus rapide. La société est en mouvement, l’entreprise également, dès lors comment se positionnent aujourd’hui les Ressources Humaines face à ces enjeux majeurs ?

Zérophorie
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Écophobie
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Empathocène
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Des pissenlits pour nos racines
Par une lettre adressée à sa fille victime des pesticides présents dans les fleurs, une fleuriste raconte la disparition des fleurs de notre quotidien et

Game Over
Établi sur des technologies immersives et de réalité augmentée, un jeu transforme des joueurs en criminels. L’entreprise est condamnée pour crime contre l’autonomie mentale. Le

Le printemps des ridés
Gisèle Ribeaupierre est une femme haute en couleur. À 91 ans, elle déclenche le Printemps des ridés, un mouvement mobilisant des millions de seniors. Pour
Tout ce que nous entendons est une opinion et non un fait, et tout ce que nous voyons est une perspective et non la vérité.
A mesure que les améliorations technologiques augmentent l’efficacité avec laquelle une ressource est employée, on observe que la consommation globale de cette ressource augmente.
Je ne critique pas la technologie qu’on nous offre parce qu’elle serait inerte ou stupide, non responsive ou robotisante. Je la critique parce qu’elle nous dévitalise en nous donnant l’illusion de faire plus de choses… qu’on fait pourtant moins bien. Je la critique parce que j’ai la conviction que ce qui a forgé la noblesse de notre humanité a tenu à cette confrontation constante (que nous n’avions jamais esquivée jusqu’à peu) avec l’altérité : l’altérité du minéral et des formes de vie, si multiples, celle de l’étranger qu’on apprivoise et du phénomène inconnu qu’on va finir par décrypter, l’altérité radicale de la mort, du dehors, et de l’incompréhensible.
Pour Sapiens, l’espace fertile n’est ni l’intérieur, ni l’extérieur : il est cette lisière tremblée où l’on s’élève en se confrontant à ce qui n’est pas nous et que j’aime à appeler : l’altérieur. L’altérieur est la ligne de touche de la science-friction. Il est l’hétérotopie native, le lieu où, si l’on écrit de l’imaginaire, il faut aller porter ses personnages pour les mettre au monde ; le lieu où, si l’on prétend vivre une vie qui mérite d’être vécue, alros il s’agit d’oser bivouaquer. Aux antipodes, notre modernité technique est l’empire de l’identique. Home est son biotope. Elle a fermé la porte et allumé les lumières. Elle a mis sous nos fesses des sofas et sous nos narines, à sniffer, la poudre blanche de la digitaline. Tout est contenu et appli, tout somme réplique et copie, du pareil au mime, et puis du mime au même, et puis du même au mème.
Or il ne s’agit plus de déplorer, d’exorciser ou d’édifier. On ne maîtrisera pas le devenir technologique en lui tournant le dos. La responsabilité consiste à comprendre sa logique pour anticiper autant que possible ses effets. Un discours sur les fins et les valeurs qui ne s’appuie pas sur un état précis des arsenaux est un discours creux. Un discours sur l’innovation, en revanche qui ne la passe pas au crible d’une mémoire est un discours dangereux.
L’écologie nous a habitué à l’idée, insolite et même choquante en société industrielle, que l’homme, comme individu, était responsable de la nature, et des équilibres écosystémiques dont il dépend pour sa survie, comme espèce. N’est -il pas temps d’étendre le principe de précaution à la sphère des signes et des formes, et de persuader chaque citoyen qu’il est individuellement responsable de la culture de sa communauté ? Et qu’il serait folie d’abandonner sa mémoire et sa créativité (les deux étant fonction l’une de l’autre) au marché et aux machines, sacrifiant ainsi le long terme pour le court terme ?
Sur mille personnes qui acquièrent un tableau ou une oeuvre d’art, une seule possède une vague idée de ce qu’elle achète. Les autres n’achètent pas l’oeuvre, ils achètent l’artiste, ce qu’ils ont entendu dire de lui et, presque toujours, ce qu’ils imaginent à son sujet.
Ce commerce n’est pas différent de celui des remèdes de guérisseurs ou des philtres d’amour. La seule différence est le prix.
Le général, lui, doit s’élever jusqu’à la géographie générale d’une province et d’un pays, il doit constamment avoir devant les yeux l’image vivante du tracé des routes, des fleuves et des montagnes, sans pouvoir pour autant se passer du sens de l’orientation limité [savoir se retrouver facilement par monts et par vaux].
Les renseignements de toutes sortes, les cartes, les livres, les mémoires, lui seront certes d’un grand secours pour les grandes lignes, et son entourage l’assistera pour les détails. Mais il est certain que le grand talent de se faire une idée rapide et claire du terrain donnera à son action plus de souplesse et de fermeté, le protégera contre une certaine maladresse intérieure et le rendra moins dépendant des autres.
Cette faculté a été attribuée à l’imagination ; c’est en effet le seul service que l’activité militaire demande à cette déesse turbulente, qui lui est d’ailleurs plutôt nuisible qu’utile.



















