
Q323 · La fonction RH dans le futur
Notre société est en évolution et l’accélération liée notamment à l’Intelligence Artificielle (IA) nous oblige à une adaptation de plus en plus rapide. La société est en mouvement, l’entreprise également, dès lors comment se positionnent aujourd’hui les Ressources Humaines face à ces enjeux majeurs ?

Noctivue
La noctivue désigne une paire de lunettes qui permet de voir dans l’obscurité.

Deepcratie
La deepcratie existe lorsque les fondations des systèmes démocratiques sont fragilisées par la multiplication de contenus politiques fabriqués par les intelligences artificielles.

Futuricide
Le concept de futuricide nous invite à sortir du « présentisme » dominant et à intégrer la prise en compte du long terme dans toutes

Game Over
Établi sur des technologies immersives et de réalité augmentée, un jeu transforme des joueurs en criminels. L’entreprise est condamnée pour crime contre l’autonomie mentale. Le

Amour et richesse au tournant du siècle
Il est naturel de se sentir incertain à un moment où l’on doit prendre des décisions importantes dans sa vie. Pourquoi ne pas prendre le

Faux et usages de faux
Des fakes détruisant la crédibilité d’un influenceur provoquent une crise de confiance généralisée. Elle révèle la fragilité d’une société saturée d’informations invérifiables et fait craindre
La plupart des traditions ne sont que les maladies d’une société.
Les systèmes robustes ne rejettent pas la performance, mais constatent ses limites. Ils intègrent des marges de sécurité, de la diversité et de la modularité. Si elles peuvent sembler superflues à court terme, elles sont essentielles sur le long terme.
Se former un idée claire des besoins sociaux et s’efforcer de la répandre, c’est introduire un grain de levain nouveau, dans la mentalité commune ; c’est se donner une chance de la modifier un peu et, par suite, d’incliner, en quelques mesure, le cours des événements, qui sont réglés, en dernière analyser, par la psychologie des hommes. Avant tout, nous étions requis, une fois de plus, par la tâche quotidienne. Il ne nous reste, pour la plupart, que le droit de dire que nous fûmes de bons ouvriers. Avons-nous toujours été d’assez bons citoyens ?
Je n’étale pas ces remords par délectation morose. L’expérience ne m’a point appris qu’un péché confessé fût, pour cela, moins lourd à porter. Je pense à ceux qui me liront : à mes fils, certainement, à d’autres, peut-être un jour, parmi les jeunes. Je leur demande de réfléchir aux fautes de leurs aînés. Peu importe qu’ils les jugent avec l’implacable sévérité des âmes encore fraîches, ou leur réservent un peu de cette indulgence amurés, dont les générations montantes accordent volontiers au vieil âge le dédaigneux bénéfice. L’essentiel est qu’ils les connaissent, pour les éviter.
— Ce ne sont point des moules, répondit le jeune Harbert, qui examinait avec attention les mollusques attachés aux roches, ce sont des lithodomes.
— Et cela se mange ? demanda Pencroff.
— Parfaitement.
— Alors, mangeons des lithodomes.
Les oeuvres ne sont jamais terminées. L’astuce, c’est de savoir où les laisser inachevées.
Presque toute la sagesse de nos hommes d’Etat a été fondée sur des présupposés qui étaient vrais à une époque, ou en partie vrais, et qui le sont chaque jour un peu moins. Nous devons inventer une nouvelle sagesse pour une nouvelle époque. Et en même temps, si nous voulons reconstruire quelque chose de bien, nous allons devoir apparaître hérétiques, inopportuns, dangereux et désobéissants aux yeux de tous ceux qui nous ont précédés.
Le sage/stratège envisage et « planifie » la difficulté « au stade de la facilité » est-il dit, de même qu’il « accomplit de grandes choses au stade où elles sont encore infimes » : ainsi « les choses difficiles à faire dans le monde doivent être entreprises au stade de la facilité, de même que les grandes choses dans le monde doivent être entreprises au stade de leur intimité ». Car c’est de l’infime que le sage attend l’effet. Au lieu donc d’affronter directement la difficulté, il aborde la situation en se situant au départ de l’évolution qui la conduira à se développer dans le sens souhaité; de même, au lieu d’entreprendre d’emblée de grands exploits, il débute par une intervention minimale, qu’on n’aperçoit pas, mais qui, par ce qu’elle génère d’elle-même, à titre de condition, permet ensuite d’atteindre aux plus grands résultats.
Il ne « fait » rien, en somme, n’engage rien, sans que la situation qu’il aborde n’y soit préparée : ce qui est stable, en repos, est-il constaté, « facile à tenir », ce qui est fragile « est facile à briser ». Autant dire que, pour commencer de prendre en main et de tenir, il faudra d’abord qu’on soit parvenu à cette stabilité; ou que, pour songer à briser, il faudra d’abord que soit advenue cette fragilité.
Tout l’art est dans cette capacité à prédisposer (l’autre ou le monde : par exemple, prédisposer l’autre à « écouter », ou à être défait, etc.). Aussi n’intervenant manifestement que pour répondre à l’inclination des choses, le sage/stratège ne « fait »-il rien de « difficile »; et, puisqu’il se contente d’amorcer discrètement des processus qui se développeront d’eux-mêmes, il ne fait rien non plus de « grand ». Mais c’est par là même qu’il est en mesure d’accomplir ce qui finalement « sera grand ».



















