
Q324 · Quelle prospective dans un monde où tout semble permis ?
Quand les limites paraissent disparaître, la tentation est grande d’explorer tous les scénarios possibles, y compris les plus extrêmes. On enchaîne alors les hypothèses, souvent spectaculaires, parfois improbables, jusqu’à perdre de vue l’essentiel.

Futuricide
Le concept de futuricide nous invite à sortir du « présentisme » dominant et à intégrer la prise en compte du long terme dans toutes

Déconastrose
La déconastrose vient du fait que nous déléguons la gestion d’objets à des serveurs distants. Quand la connexion se rompt, on constate qu’on a perdu

Technoviste
Le technoviste regarde la technologie comme un phénomène vivant. Il en suit les frémissements, les hésitations, les bifurcations. Il observe ce qui naît, ce qui

Le printemps des ridés
Gisèle Ribeaupierre est une femme haute en couleur. À 91 ans, elle déclenche le Printemps des ridés, un mouvement mobilisant des millions de seniors. Pour

Coup de boule
Bouleversé par la disparition des abeilles, Boule décide de mettre fin à ses jours. Son père part en quête d’espoir dans un monde sans pollinisateurs.

Le grand ensablement
L’arénalogue, Koa Schneider, raconte l’opération « désert suisse » ou la tempête de sable qui a bloqué Genève le mois dernier.
Notre identité, c’est la personne que nous croyons être.
Notre réputation, c’est la personne que les autres savent que nous sommes.
Le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l’imagination est sans frontières.
On ne changera pas le monde avec de l’eau tiède, mais avec de l’audace.
Qu’est-ce qui se construit ? Qu’est-ce qui se détruit ?
Nous l’ignorons pour une grande part, mais c’est paradoxalement parce que nous avons compris quelque chose : par des boucles nouvelles et inattendues, nous dépendrons de plus en plus de ce qui dépend de nous, de nos choix, des orientations que nous suivrons. Or, comment savoir ce qui se passera si ce qui se passera dépend en partie de ce que nous ferons ?
Accessoirement, cela remet à sa place le délire actuel sur le « risque existentiel » que les intelligences artificielles feraient courir à l’humanité. Ce ne sont pas les machines numériques, mais bien les organisations – à commencer par les entreprises – qui ont pris leur autonomie et qui semblent poursuivre leurs objectifs de croissance et de profit sans se préoccuper de ce qu’elles détruisent.
Le numérique – sous sa forme actuelle – est leur outil, pas l’inverse.






