
Le vrai risque pour l’humanité serait de s’abandonner à l’IA
Guillaume Grallet est rédacteur en chef Sciences et Tech au magazine Le Point. Avec Pionniers. Voyage aux frontières de l’intelligence artificielle (Grasset), il signe un ouvrage de référence pour saisir l’impact

Robotariat
Le robotariat désigne l’ensemble des humanoïdes autonomes affectés aux fonctions de service, de soin, ou d’assistance aux personnes. Robots domestiques, assistants mécaniques, drones de livraison,

Tutoria
IA ou ensemble d’agents qui remplace le tuteur humain pour assurer le suivi pédagogique individualisé d’un apprenant, de l’école primaire à la formation continue.

IAddict
Le IAddict est un individu qui a été happé par l’intelligence artificielle. Il considère que c’est une extension cognitive de lui-même et une béquille indispensable

La dictature de l’excellence
Geneva, l’IA superintelligente a exaucé nos rêves en résolvant les problèmes majeurs de notre société. Cette perfection a un prix. Elle se traduit par la

Eloge de la panne
La destruction des ordinateurs quantiques chargés des services de surveillance plonge l’Italie dans le chaos : sabotage ou éveil des consciences ? Talitha revendique cette

Coup de boule
Bouleversé par la disparition des abeilles, Boule décide de mettre fin à ses jours. Son père part en quête d’espoir dans un monde sans pollinisateurs.
Ne pas me souvenir de mes fautes ne suffit pas à m’absoudre de les avoir commises.
Il est illusoire de pouvoir décrire et comprendre un système à partir des données quantitatives. Il est encore plus illusoire de penser qu’on peut en prédire l’évolution.
Au milieu du gué, j’avais compris que mes rêves étaient constitués d’impossibles, mais que si je les abandonnais avant d’entrer sur le champ de bataille, je ne gagnerais jamais le moindre combat.
L’humanité a besoin de pensée créative si nous voulons prévenir les catastrophes immédiates ou futures.
Les passions sont sans doute le pire ennemi des diplomates. Elles invoquent l’absolu là où tout est relatif ; elles substituent la morale à l’analyse et oublient les intérêts pour le beau geste. On les retrouve derrière chaque désastre.
Ah ! s’écria Cyrus Smith, te voilà donc redevenu homme, puisque tu pleures !
[Frank] Knight définit le risque comme un futur dont la distribution d’états possibles est connue. C’est à dire qu’on sait ce qui peut se passer et la probabilité de chaque événement possible. Par exemple, si l’on met trois boules vertes et deux boules rouges dans une urne, on connaît le « risque » de tirer une boule verte (60%). L’incertitude, en revanche, correspond à un futur dont la distribution d’états est non seulement inconnue, mais impossible à connaître : on ne connaît pas le nombre de boules à l’intérieur de l’urne, et encore moins leurs couleurs, on ne sait d’ailleurs même pas ce que l’urne contient.
Le risque peut dont faire l’objet d’un calcul de probabilité. Cette probabilité est soit théorique, soit empirique (connue à posteriori).
Il existe un domaine où les probabilités s’appliquent, c’est celui du risque.[…] Mais rien de tout cela avec l’incertitude.
La contribution théorique de Knight est très importante, notamment parce qu’elle permet de distinguer le risque de l’incertitude.
Utiliser un vocabulaire de probabilité pour une situation d’incertitude est donc une erreur.
Cette confusion entre risque et incertitude est d’autant plus dangereuse que, si la distinction est importante, les risques calculables a priori ou a posteriori sont en fait largement absents de la vie réelle. L’immense majorité de ce à quoi nous sommes confrontés dès qu’il s’agit de systèmes humains est gouverné par l’incertitude.


















