
Q334 · Pourquoi les organisations doivent se méfier des scénarios positifs
Lors d’un récent séminaire de direction, un dirigeant m’a posé une question très légitime. Après avoir travaillé sur plusieurs scénarios prospectifs assez sombres, truffés de contraintes énergétiques, de tensions sur les ressources, d’instabilités géopolitiques, de durcissements réglementaires, de fragilités sociales et j’en passe, il m’a demandé : « Ne serait-il pas préférable de travailler avec

Cognititre
Le cognititre désigne un titre conçu pour piéger l’attention dans un environnement saturé d’informations. Il promet, intrigue, manipule. Rarement honnête, souvent survendeur, parfois carrément trompeur.

Jouinnexion
La jouinnexion désigne le sentiment d’émancipation qui surgit lorsqu’un ensemble d’idées, de fragments de pensée ou d’intuitions éparses se relient soudainement. Tout devient clair. Ce

Corpoïde
Le corpoïde (ou bodyoïde en anglais) désigne un corps humain artificiel fabriqué in vitro à partir de cellules souches pluripotentes et d’utérus artificiels.

Le show et le froid
L’invention d’un nettoyeur de débris spatiaux permet au Liechtenstein de devenir une grande puissance spatiale. L’euphorie transforme le pays en centre financier galactique. Des accidents

Blanchiment génétique
L’ADN est le nouveau terrain de jeux des politiques. La génétique promet des bébés parfaits, sans maladies ni défauts. Une ministre rêve d’enfants blonds aux

Q252 · L’éthique éducative à l’aune du changement
Dans l’univers délicat de la petite enfance, chaque décision éducative, chaque interaction, chaque silence porte un poids qui dépasse l’instant. Les structures d’accueil des jeunes
Nous percevons le monde avant d’y réagir, et nous réagissons non pas à ce que nous percevons, mais toujours à ce que nous en déduisons.
Ce qui est techniquement optimal prend le pas sur ce qui est socialement légitime.
Il n’y a en réalité jamais de score final dans le monde du changement continu. Ce qu’on appelle « victoire » est en fait un temps d’avance en début de partie. Par ailleurs, les organisations qui ont vraiment du succès ne sont pas celles qui se lancent pour vaincre la concurrence mais celles qui se concentrent sur la globalité de l’environnement plutôt que sur la compétition.
Le progrès technique a beau être aléatoire, inégalement distribué (selon les latitudes), irrégulier (bifurcations soudaines ou arrêts prolongés), et parfois effrayant (Hiroshima et Tchernobyl), il n’en reste pas moins que la dynamique évolutive du monde technique est une réalité. en prendre acte n’implique aucun parti pris « évolutionniste » (qui fait de tout stade de développement postérieur un stade supérieur au précédent) ; ni d’ailleurs, anti-évolutionniste (soit la même mythologie inversée), pour lequel l’antérieur est ipso facto supérieur – la « course au progrès » se traduisant ici par « course à la catastrophe », écologique, spirituelle, ou les deux. La croissance de nos capacités machiniques est mesurable, en termes de rendement, volume, longévité, vitesse, etc. Autre chose est l’évaluation qualitative de ces gains quantitatifs.
On peut fort bien préférer, pour soi-même, la marche à pied au vol en Concorde, si on se fait une autre idée du temps, de la nature et de la liberté que les hommes d’affaires pressés. Mais c’est là une autre question, éthique (pourquoi faire, ces progrès ?), qui ne saurait empiéter sur la première, physique (comment ça marche, ces avancées ?). La meilleure réponse au positivisme (l’escamotage du sens au nom des faits) ne nous semble pas être l’exorcisme (la disqualification des faits au nom du sens).







