
Q332 · Regards ethnographiques sur le futur
Le futur, c’est quoi ? — c’est le titre de l’exposition du Musée d’ethnographie de Genève (MEG) visible jusqu’au 10 janvier 2027. Pensée pour des publics de huit à quatre-vingt-huit ans, construite avec des artistes, des activistes, des chercheurs, et des adolescents genevois, elle propose une multiplicité de perspectives culturelles sur le futur.

Pharmakonage
Le terme pharmakon (φάρμακον) est un mot grec qui désigne à la fois le remède et le poison. Le pharmakon a été développée par le

Jouinnexion
La jouinnexion désigne le sentiment d’émancipation qui surgit lorsqu’un ensemble d’idées, de fragments de pensée ou d’intuitions éparses se relient soudainement. Tout devient clair. Ce

Frigorisme
Le frigorisme est une pratique touristique qui consiste à rechercher des destinations ou des expériences offrant des températures fraîches. Elle s’oppose au tourisme traditionnel qui

Game Over
Établi sur des technologies immersives et de réalité augmentée, un jeu transforme des joueurs en criminels. L’entreprise est condamnée pour crime contre l’autonomie mentale. Le

Des pissenlits pour nos racines
Par une lettre adressée à sa fille victime des pesticides présents dans les fleurs, une fleuriste raconte la disparition des fleurs de notre quotidien et

Un virus décime le machisme
Le virus MistY décime la population masculine. Un homme raconte comment ce virus a créé une brèche dans son machisme et lui a permis d’avoir
L’espoir est généralement un mauvais guide, même s’il est au passage d’excellente compagnie.
Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.
Le plaisir se révèle parfois plus déterminant que la peur.
Comprendre un message, c’est le décoder. Le langage est un code. Or, tout décodage est un nouvel encodage.
Si vous me dites quelque chose, je vérifie que j’ai bien compris votre message en vous le redisant avec mes propres mots, c’est-à-dire avec des mots différents de ceux que vous avez utilisés, car si je répète exactement vos paroles vous ne saurez pas si je vous ai vraiment bien compris.
En même temps, si j’utilise mes propres mots, cela implique que j’ai changé votre sens, bien que très légèrement ; et à supposer même que, vicieusement, je vous renvoie votre message mot pour mot pour vous dire que je l’ai bien compris, cela ne garantirait nullement que j’ai enregistré le même sens que vous dans ma tête, car j’apporte à ces mots une expérience différente du langage, de la littérature et de la réalité non verbale, si bien que ces mots ont pour moi un sens différent de celui que vous leur donnez.
Et si vous pensez que je n’ai pas compris le sens de votre message, vous ne vous contentez pas de le répéter avec les mêmes mots, vous essayez de l’expliquer avec des mots différents, différents du moins de ceux que vous aviez utilisés à l’origine ; mais alors votre message n’est plus exactement le même que celui que vous vouliez transmettre au début.
Et, de ce fait, vous n’êtes plus, en tant que sujet parlant, celui que vous étiez au début.
Il s’est écoulé du temps depuis que vous avez ouvert la bouche pour parler, les molécules de votre corps ont changé, ce que vous vouliez dire a été remplacé par ce que vous avez effectivement dit, et fait maintenant partie intégrante de votre histoire personnelle que votre mémoire a enregistrée très imparfaitement.
La conversation est en somme une partie de tennis qu’on joue avec une balle en pâte à modeler qui prend une forme nouvelle chaque fois qu’elle franchit le filet.
J’ai la manie de toujours vouloir connaître la vérité. Vous n’imaginez pas le nombre de déceptions qu’on encaisse… On vit si bien quand on est abruti…







