
Q317 · Et si une bonne stratégie commençait par une question bien posée ?
Prendre du temps pour analyser un thème, en comprendre les contours, les angles morts et les éléments implicites, afin d’en faire émerger la question la

Jouinnexion
La jouinnexion désigne le sentiment d’émancipation qui surgit lorsqu’un ensemble d’idées, de fragments

Obsolescience
L’obsolescience désigne le processus par lequel les savoirs et savoir-faire deviennent rapidement périmés,

La cellule solaire #2
Il y a des milliards d’étoiles dans notre Galaxie, la Voie lactée. Trop petites ou lointaines, trop faibles en rayonnement ou cachées par d’épais nuages

Q248 · Évaluer l’impact des nouvelles technologies pour concevoir la société de demain
L’arrivée d’une nouvelle technologie ouvre la porte d’une réflexion sur notre avenir. Que peut-elle changer, et quelle place voulons-nous lui donner ? Pour faire les

Q005 · Quels sont les impacts potentiels de la prospective technologique ?
Les impacts de la prospective technologique dépendent bien entendu de la taille ainsi que du type d’entité pour laquelle elle est réalisée. Pas besoin de

Q077 · Comment imagination, innovations et convergences technologiques s’influencent-t-elles mutuellement pour déjouer toute prédiction ?
Ce billet regarde et retrace les activités auxquelles j’ai pris part dans le monde de la navigation pédestre, mais en adoptant le modèle mental du

#50 Timothée Parrique · Bifurquer vers la lucrativité limitée
Timothée Parrique est un économiste, spécialiste de la décroissance et de la postcroissance.
En 2022, il publie chez Seuil « Ralentir ou périr »,

#39 Virginie Raisson-Victor · Explorer le dessous des futurs possibles et des passés oubliés
Virginie Raisson-Victor est une géopoliticienne et une prospectiviste chevronnée. Actrice de terrain, elle a également opéré au sein d’organisations internationales et aujourd’hui auprès de grandes

#31 Anne-Sophie Novel · Enquêter pour renouer avec la nature
Anne-Sophie Novel est économiste de formation. Elle exerce en tant que journaliste, auteure et réalisatrice spécialisée dans la popularisation des enjeux liés au dérèglement climatique

Défendre notre intégrité cognitive
Ceci est l’épisode 6 de la série « La menace cognitive » du Deftech Podcast. Ecrite et présentée par Bruno Giussani, elle décrypte les défis

IAddict
Le IAddict est un individu qui a été happé par l’intelligence artificielle. Il considère que c’est une extension cognitive de lui-même et une béquille indispensable

Ludibellisme
Le ludibellisme désigne la transformation d’un conflit armé en spectacle chiffré. Des drones abattent des cibles. Des systèmes d’armes comptabilisent les objectifs atteints. Des tableaux

Cognititre
Le cognititre désigne un titre conçu pour piéger l’attention dans un environnement saturé d’informations. Il promet, intrigue, manipule. Rarement honnête, souvent survendeur, parfois carrément trompeur.

Génuinomètre
Étymologie Du latin genuinus : authentique Appareil ou application qui mesure et quantifie le taux d’artificialité d’un être humain en analysant la présence et l’influence

Le show et le froid
L’invention d’un nettoyeur de débris spatiaux permet au Liechtenstein de devenir une grande puissance spatiale. L’euphorie transforme le pays en centre financier galactique. Des accidents

Le grand sevrage
Une panne des assistants IA révèle une dépendance alarmante aux intelligences artificielles. Un grand sevrage est instauré. Bouleversant le quotidien, il force chacun à réapprendre

La guerre des nuages
La manipulation des nuages déclenche une guerre climatique mondiale. Entre catastrophes humaines et effondrement économique, ce conflit révèle le danger que constitue la volonté de

Drone de rage
En 2027, à Marseille, la guerre de la drogue bat son plein. Les Yodars et DZ Mafiars utilisent des drones pour faire la loi. Dix
Je ne dis pas que je vais changer le monde, mais je vous garantis que j’allumerai l’étincelle dans le cerveau qui le changera.
Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connaît ; tu risquerais de ne pas t’égarer.
Le design fiction se déploie dans l’espace entre l’arrogance de la science factuelle et l’imaginaire sérieusement ludique de la science-fiction, faisant des choses qui sont à la fois vraies et fausses, tout en étant conscient de l’ironie de la confusion – et la revendiquant même comme un avantage. C’est une pratique de design, tout d’abord, parce qu’elle ne fait pas autorité, elle n’a aucun intérêt à définir une vérité canonique. Elle peut travailler confortablement avec le vernaculaire et le pragmatique et parce qu’elle a dans son vocabulaire le mot “personne” – et non “utilisateurs” – avec tout ce que cela implique. Finalement, parce qu’elle peut fonctionner avec esprit, embrasser les situations paradoxales et adopter une position critique. Elle ne présume rien sur l’avenir, si ce n’est qu’il peut y avoir des avenirs simultanés et multiples et même une fin à tout.
Et si la meilleure façon de se sentir vivre – hors monde enfin – n’éait pas l’efficacité, mais bien son contraire ?

Q220 · Transformer des billets prospectifs en une communauté de pratiques prospectives
Il y a définitivement un avant et un après 9 octobre 2024 pour ce qui concerne l’Atelier des futurs. Cette journée avait pour but, après

Q184 · Et vous, quels sont vos imaginaires numériques ?
Notre vision de la technologie et du futur n’est pas neutre. Elle a été façonnée par l’ensemble des représentations auxquels nous avons été exposés, via

Déconastrose
La déconastrose vient du fait que nous déléguons la gestion d’objets à des serveurs distants. Quand la connexion se rompt, on constate qu’on a perdu

Écophobie
Écophobie caractérise l’attitude de ceux qui nient ou minimisent les enjeux écologiques. Face à des informations anxiogènes sur l’état de la planète, l’individu détourne le
Jugez un homme par ses questions plutôt que par ses réponses.
À ces approches technocritiques, la Silicon Valley oppose souvent ce cliché qu’il convient de fusiller sans sommation et à bout portant. Il s’énonce ainsi: la technologie est neutre, son impact ne dépend au fond que du bon ou mauvais usage qu’on en fait.
C’est une idée courte, et même une idée stupide, quadruplement stupide. Il n’est jamais inutile de redire pourquoi:
1. Parce que la technique porte en elle une valeur latente : l’efficacité. Autrement formulé: la possibilité d’agir sur nos environnements de façon forte. Toute machine prédétermine l’utilisateur à faire de l’efficacité la valeur de son action, avant tout choix de sa part. […]
2. Parce qu’en amont, l’innovation technologique dépend de la Recherche qui dépend elle-même des crédits de recherche ou du capital-risque investi, et donc déjà d’une forte présélection des découvertes, produits et services et qu’on juge a priori « utiles » à développer car lucratifs. La machine reste donc toujours « sociale avant d’être technique » (Deleuze), c’est-à-dire qu’elle présuppose en univers capitaliste, pour être finalement fabriquée, une attente du marché et une rentabilité. […]
3. Parce qu’en aval, une technologie induit un multitude d’effets, souvent difficiles à anticiper : elle réinvente des pratiques et reformate des comportements, elle enfante parfois une culture entière (le jeu massivement multijoueur, les danses internet, les animatiques) juste par les interactions nouvelles qu’elle offre. S’en servir, c’est déjà transformer ses rapports à soi et ses relations aux autres, se ménager de nouvelles prises et consentir à de futures emprises en mutilant d’anciennes capacités qu’on sous-traite à l’appli. […]
4. Enfin parce que toute technologie porte en elle un nouveau rapport au monde. […] La machine situe notre liberté et notre liberté s’exerce face à elle, en elle. Nous sommes libres de nos usages de la machine, libres même de ne pas l’utiliser, parfois. Mais c’est une liberté en situation, déjà située, un libre-arbitre qui s’exerce à l’intérieur d’un monde transformé et repotentialisé par la machine où il devient impossible de se comporter comme si elle n’existait pas.
Toute stratégie reviendrait donc finalement au simple fait de savoir impliquer l’effet : de savoir engager la situation en amont de telle sorte que l’effet désiré en découle ensuite « naturellement ».
En poussant cette logique jusqu’au bout, on aboutit à ceci : le stratège est celui qui sait ménager le mieux le manque au sein de la situation (comme condition) de sorte qu’un effet compensateur, jouant en sa faveur, en résulte ensuite d’autant plus impérativement.


