
Q331 · Pourquoi les technologies ont besoin de la science-fiction ?
Ce qui devrait interpeller dans les articles que nous lisons sur les nouvelles technologies, c’est la radicalité de leurs positions : soit la technologie est louée, soit elle est l’illustration d’une fin imminente de l’humanité. Les nuances ? Disparues. Les contextualisations ? Évaporées. Le gris ? Il n’a aucune place entre le blanc et le

DatIAcide
Le datIAcide, résulte de la consommation d’électricité des IA, de l’eau utilisée pour le refroidissement des serveurs et la production d’électricité ; de l’épuisement de

Néanticien
Evoluant sur les réseaux sociaux, le néanticien est spécialiste de la transformation : il transforme le rien en tout et votre compte en banque en

Technoviste
Le technoviste regarde la technologie comme un phénomène vivant. Il en suit les frémissements, les hésitations, les bifurcations. Il observe ce qui naît, ce qui

BOB nous fait perdre le nord
BOB a mis à l’arrêt tous les systèmes GPS. Cette catastrophe technologique révèle notre dépendance aux systèmes de géolocalisation et permet aussi de s’en libérer

Le show et le froid
L’invention d’un nettoyeur de débris spatiaux permet au Liechtenstein de devenir une grande puissance spatiale. L’euphorie transforme le pays en centre financier galactique. Des accidents

Coup de boule
Bouleversé par la disparition des abeilles, Boule décide de mettre fin à ses jours. Son père part en quête d’espoir dans un monde sans pollinisateurs.
Il ne s’agit pas de choisir entre prévision et prospective, mais de les associer. Chacune exige l’autre. Il faut, à la fois, savoir dans quelle direction l’on marche et s’assurer de l’endroit où l’on va poser le pied pour le prochain pas.
Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.
Si vous dites directement à quelqu’un sont fait, c’est dit, c’est fini et vous n’avez plus rien à dire : votre parole n’a plus d’ « au-delà » où se déployer et qui la maintienne alerte, elle est morte, inerte, parce qu’achevée, sa charge est déminée ; et l’autre sait à quoi s’en tenir et peut vous réfuter. Mais, si vous lui laissez entendre que vous pourriez penser que…, vous l’entraînez dans un déroulement de la parole faisant oeuvrer l’implicite qui le tient en suspens, l’inquiète et le désempare : » Ce n’est qu’au bout d’un certain temps de réflexion qu’il se rend compte progressivement que cette parole n’était pas bien intentionnée, de sorte que son visage, qui était d’abord souriant, vitre du blanc au rouge, puis du rouge au violet, enfin du violet au gris. »
Quand nous nous sentons des victimes, toutes nos actions et nos croyances deviennent légitimes, même les plus contestables. Ceux qui s’opposent à nous, ou qui, simplement, sont nos voisins, cessent d’être nos semblables et deviennent des ennemis. Nous ne sommes plus des agresseurs, nous sommes des défenseurs. L’envie, la jalousie ou le ressentiment qui nous motivent sont sanctifiés, car nous avons la certitude d’agir pour notre seule défense. Le mal, la menace sont toujours chez l’autre. La peur est le premier pas vers une foi passionnée. La peur de perdre notre identité, notre vie, notre condition ou nos croyances. La peur est la poudre et la haine est la mèche. Le dogme, en dernière instance, n’est que l’allumette qui y met le feu.







