
Q326 · Comment élargir le prisme des futurs possibles grâce aux visions et aux idées issues des Suds globaux ?
Lorsqu’on aborde le futur dans le cadre d’exercices spéculatifs ou d’imagination, il est fréquent d’associer l’idée du lendemain aux imaginaires les plus proches de la science-fiction. Il s’agit généralement de références populaires issues du cinéma, de la bande dessinée et de la littérature, telles que les voyages spatiaux, les robots, les manipulations génétiques ou les

Néotarcie
Stratégie socio-économique adoptée par des communautés ou des nations fortunées qui consiste à s’isoler physiquement et technologiquement du reste du monde. L’objectif est d’assurer une

Futuricide
Le concept de futuricide nous invite à sortir du « présentisme » dominant et à intégrer la prise en compte du long terme dans toutes

Anthromimie
L’anthromimie désigne le phénomène par lequel les intelligences artificielles et les plateformes numériques imitent les comportements sociaux humains tout en façonnant en retour ceux de

Attaque du château d’eau
Depuis trois semaines, la Suisse est au centre d’une crise internationale sans précédent. Le pays est accusé de détournements massifs de ressources en eau. Les

Des pissenlits pour nos racines
Par une lettre adressée à sa fille victime des pesticides présents dans les fleurs, une fleuriste raconte la disparition des fleurs de notre quotidien et

Drone de rage
En 2027, à Marseille, la guerre de la drogue bat son plein. Les Yodars et DZ Mafiars utilisent des drones pour faire la loi. Dix
Tout ce qu’un homme est capable d’imaginer, d’autres hommes seront capables de le réaliser.
Nous pensons parfois : quitte à changer beaucoup de choses, autant tout changer. Cela n’a pourtant de sens que si « tout » est un ensemble interconnecté.
Ne pas me souvenir de mes fautes ne suffit pas à m’absoudre de les avoir commises.
Au lieu donc de dresser un plan, je trace un diagramme des facteurs et vecteurs en jeu, la leçon étant que, avant d’engager le combat, je dois avoir fait basculer massivement le potentiel de situation de mon côté : ce qui fait que, quand enfin j’engage le combat, j’ai déjà gagné ; l’ennemi est déjà défait.
« dans le monde, il n’y a rien de plus souple et de plus faible que l’eau, mais pour attaquer ce qui est dut et fort, rien ne peut la surpasser » – ni non plus la « remplacer » ; ou encore c’est « ce qu’il y a de plus souple qui chevauche ce qu’il y a de plus dur ». Parce qu’elle est sans raideur, en effet, il n’est rien en quoi l’eau ne « s’insinue » pas – tandis qu’elle-même ne se « rompt » pas. Alors que qui veut « garder en soi la force n’est pas fort », « c’est en gardant en soi la souplesse qu’on est fort » ; ou encore c’est en n’offrant pas de résistance qu’on est le plus résistant.
En quoi l’eau d’oppose à la pierre : parce qu’elle est solide, la pierre s’use et se brise, fût-elle aussi brillante que le jade; par son immobilité et sa dureté, elle incarne ce qui est allé « jusqu’au bout de son actualisation », s’est figé dans sa configuration. La souplesse de l’eau, au contraire, rappelle celle du corps du nourrisson : quand l’homme naît, quand les plantes poussent, la tendreté et la flexibilité des membres, aussi bien que l’ondoyante gracilité des ramures, respirent allégrement la vie; tandis que, à la mort de l’homme ou de l’arbre, toujours le corps est dur et desséché. Et cela s’applique aussi en stratégie : quand les torupes sont « dures », « rigides », elles ne sauraient triompher.







