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Les transitions commencent par une fin et finissent par un commencement.
Ne plus envisager, ne plus oser (la récession) est un symptôme typique des transformations silencieuses – dans sa capacité à manifester, symptôme fait entendre, suivant son étymologie, la dimension de ramification et de conjonction de l’enfoui ; indice, par contraste, la capacité à se détacher propre à ce qui se promeut en signe.
Ne plus oser (songer à) courir, se baigner dans la mer froide, est un symptôme de vieillissement-renoncement.
Ou c’est à ce qu’on n’envisage plus (ne conçoit plus) de dire à l’autre, qu’on garde peu à peu pour soi sans même qu’on y prenne garde, et qui retourne au silence, que se mesure, comme sur un baromètre, la baisse ambiante d’un amour en train de se dénouer.
Or, que se rétracte en nous l’énergie vitale, ou la confiance en l’autre, il n’y a guère là à attendre de signe positif, en plein, saillant, intéressant : il n’y a pas là événement mais érodement.
Un tel retrait ne s’affiche pas, et c’est tout le situationnel qui globalement s’y trouve impliqué : une accumulation ou sécrétion négative s’est épaissie ainsi de jour en jour qui dresse un mur de plus en plus opaque, massif bien qu’invisible, qui nous sépare peu à peu des anciens possibles et les fait indéfiniment reculer, puis les fait oublier.
Ce qui vaut aussi sur le plan politique. N’est-ce pas ce rétrécissement des possibles (qui fait qu’on n’ose plus, n’envisage plus et même ne s’étonne plus de ne plus oser) que devraient se préoccuper les dirigeants […] plutôt que d’invoquer telle ou telle cause de malaise assignable ?
Puisque nous sommes soldats, il ne faut pas nous envoyer à la bataille en imaginant que nous pourrions ne pas avoir à combattre. Ou que nous pourrions ne combattre que modérément, avec la retenue qui sied à nos pudeurs de démocrates. Un soldat ne peut pas se lancer dans la terrible mêlée sans être happé par cette exigence, puissante, du déchaînement de la violence.
Il s’y confrontera avec toute son énergie, toute son intelligence, tout son courage. Avec tous les moyens disponibles également. Et qui doivent être rassemblés en qualité et en quantité suffisantes pour vaincre. À la guerre, la ratiocination et les calculs de rentabilité exposent au risque de l’impuissance et de la perte de tout crédit.
Quelles que soient la taille et la force de l’ennemi, le combat est un engagement extrême, individuel et collectif, auquel il ne faut se résoudre que si l’on est prêt à en assumer le coût.
La réalité du champ de bataille, c’est qu’on n’y étudie pas. On fait simplement ce qu’on peut pour appliquer ce qu’on sait. Dès lors, pour y pouvoir un peu, il faut savoir beaucoup et bien.
Nous mourrons, mais nos actes ne meurent pas. Ils se perpétuent dans leurs conséquences infinies.
Passants d’un jour, nos pas laissent dans le sable de la route des traces éternelles.
Rien n’arrive qui n’ait été déterminé par ce qui l’a précédé et l’avenir est fait des prolongements inconnus du passé.
Dans mes romans, j’appuie mes prétendues inventions sur une base de faits réels. J’utilise pour leur mise en œuvre des méthodes et des matériaux qui n’outrepassent pas les limites du savoir-faire et des connaissances contemporaines.


















